Traités et accords
Dans cette section, vous explorerez les traités et les relations fondées sur les traités, les accords sur les revendications territoriales des Inuits et les accords sur les terres des Métis.
Introduction
Les traités et les accords territoriaux conclus entre les peuples autochtones, la Couronne et le gouvernement canadien ont façonné le passé, le présent et continueront de façonner l’avenir. Les peuples autochtones n’ont jamais renoncé à leurs droits souverains et continueront à rechercher la justice par le biais de la justice, de l’éducation, des soins de santé et de tous les systèmes de gouvernance qui affectent les nations, les communautés et les individus.
Lorsque l’on aborde l’éducation sur les traités, il est important de comprendre qu’il s’agit d’un parcours d’apprentissage de toute une vie qu’il est préférable d’entreprendre sous les conseils des aînés et des gardiens du savoir des Premières Nations. Les traités entre les Nations autochtones existaient avant l’arrivée des Européens, mais les peuples autochtones avaient une vision des traités qui contrastait à bien des égards avec la version écrite des traités entre la Couronne et les Premières Nations.
Comprendre l’ésprit et l’intention du traité fait partie intégrante du développement d’une compréhension holistique des traités. L’esprit et l’intention font référence aux promesses orales non écrites ainsi qu’à la nature spirituelle des traités tels qu’ils sont compris par les Premières Nations. Les traités n’ont pas été conclus par tous les peuples autochtones de ce qui est maintenant le Canada. De nombreux groupes des Premières Nations n’ont pas signé de traités. Les Métis ont été exclus des négociations de traités et de l’admissibilité au statut d’Indien en vertu de la Loi sur les Indiens, à l’exception du Traité 3. Les Métis et les Inuits ont été intentionnellement exclus des négociations de traités et ont travaillé avec diligence pour affirmer leurs droits inhérents souverains en tant que peuples autochtones sur ce territoire.
L’expression “nous sommes tous des personnes de traités” est souvent utilisée pour souligner la nécessité pour tous les Canadiens de respecter l’esprit des traités qui prévoit des relations pacifiques, l’amitié et le partage pour le bénéfice mutuel de tous. Tous les peuples autochtones n’ont pas conclu de traité, mais l’essence du traité concerne la coexistence harmonieuse et est reflétée dans l’énoncé “nous sommes tous des personnes de traité”. Les traités sont des accords bilatéraux et, lorsqu’ils vivent sur des territoires couverts par un traité, tous les citoyens ont des droits et des responsabilités liés au traité, même si l’interprétation de ces droits et responsabilités n’est pas toujours bien comprise. L’expression “honorer les traités” est conforme à l’esprit et à l’intention des traités tels que compris et conclus par les Premières ations. De nombreuses promesses et obligations découlant des traités ne sont toujours pas respectées, comme en témoignent les contextes sociaux passés et actuels, tels que les avis massifs de faire bouillir l’eau dans les réserves, la dépossession des terres, les droits de chasse, de pêche et de récolte non perturbés, l’écocide, le racisme environnemental, le manque d’accès à des aliments nutritifs et à des soins de santé équitables, le manque de logements, ainsi que la violence et le racisme continus dont sont victimes les peuples autochtones.
Traité
Il existe diverses interprétations des traités numérotés. Les traités sont des accords de nation à nation entre des Premières Nations souveraines et la Couronne britannique, et ils sont antérieurs à la création de la province de l’Alberta. Les Premières ations ont conclu des traités en pensant à l’avenir et de bonne foi, en se fondant sur leur compréhension de ce que l’esprit et l’intention des traités sont censés impliquer. De nombreux traités ont été conclus à l’aide de tactiques fausses, trompeuses et violentes, comme la famine par la décimation des bisons, la violence et la coercition. Les négociateurs des traités des Premières Nations croyaient que leur peuple et les générations à venir seraient prises en charge, respectées et qu’on travaillerait avec eux plutôt que contre eux, et ils n’ont jamais accepté de céder des terres. Histoire du Canada, les traités numérotés :
« Historiquement, les Premières Nations ont eu recours aux Traités pour établir des alliances commerciales entre tribus, mais également pour sceller des amitiés, instaurer la paix, autoriser le passage sur un territoire et l’accès à des ressources communes sur les terres ancestrales d’une autre nation. Le respect et la réciprocité sont les principes de base sur lesquels reposent ces alliances tribales entre nations. »1
La signature de traités n’était pas un concept nouveau pour les Premières Nations, en revanche la vision européenne des traités différait de la leur.
Nations souveraines
Les Premières Nations ont conclu une série de traités avec la Couronne britannique (et plus tard le gouvernement du Canada) à partir du début des années 1600. Le Bureau du commissaire aux traités explique que « les peuples et les Nations autochtones sont considérés comme les premiers habitants de l’Amérique du Nord. C’était des nations souveraines et elles avaient le pouvoir de négocier et de conclure des accords internationaux ».2 Au moment de la négociation des traités numérotés, les lieutenants-gouverneurs, qui représentaient la reine d’Angleterre, participaient aux négociations avec les Premières Nations.3À cette époque, « la reine considérait que les peuples des Premières Nations étaient des nations souveraines et indépendantes détenant le titre des terres qu’elles occupaient, et qu’il était donc approprié de conclure des traités pour reconnaître pleinement leur droit sur ces terres ».4 Les traités étaient consolidés par une cérémonie. Ainsi, les deux parties concluaient un traité par une cérémonie et la signature d’un document. Les chefs des Premières Nations apposaient un « X » sur les documents rédigés en anglais, lesquels n’étaient pas traduits intégralement dans leur langue. La vérité, l’honneur, le respect, l’honnêteté, l’intégrité, la famille, la réciprocité et les relations font tous partie intégrante de la compréhension d’un traité par les Premières Nations et sont des valeurs inscrites dans la cérémonie du calumet, laquelle était incluse dans les négociations du traité.5 Les traités demeurent pertinents aujourd’hui. Les Premières Nations ont toujours voulu protéger les terres traditionnelles, les ressources, les valeurs de respect mutuel et leurs modes de vie tout en garantissant la paix et l’amitié. Les traités ont été compris différemment par les deux parties en raison de visions du monde et d’intentions sous-jacentes différentes.
Perspectives
Selon la perspective des Cris, « les traités étaient fondés sur les principes des peuples des Premières Nations : miyowîcêhtowin (s’entendre avec les autres), wîtaskêwin (vivre ensemble sur la terre) et pimâcihowin (gagner sa vie). »6 Les traités permettaient aux deux parties d’assurer leur survie et leur stabilité socio économique, en s’appuyant sur le principe du bénéfice mutuel.7 « Les Aînés rapportent invariablement que le traité, tel qu’ils l’entendaient, était un accord de paix, et non une cession de terres, et qu’ils avaient accepté de “partager” le territoire avec les nouveaux arrivants en échange de ressources pour développer de nouvelles économies. »8
Les aînés continuent de transmettre la compréhension orale des traités comme étant des relations pacifiques plutôt que des cessions de terres.9
Les visions du monde des Premières Nations englobaient la relation avec la terre qui influait sur leurs politiques, leur spiritualité et leur économie. Les Européens, quant à eux, voyaient la terre comme quelque chose à exploiter, à contrôler et à dominer.10
Les différences de transmission de la langue et des connaissances (orales et écrites), ainsi que les tactiques de coercition et de colonisation, ont donné lieu à des malentendus dans le cadre des traités et à des promesses non tenues et à des méthodes visant à éradiquer les descendants inscrits sur les traités.
La pièce de monnaie du traité est un exemple de représentation visuelle des relations issues du traité. Le don de médailles de traité était un symbole de promesses partagées et de travail en commun. Le symbolisme visuel de la pièce circulaire du traité donne l’impression que les deux parties sont sur un pied d’égalité et qu’elles entrent dans une relation qui était censée être fondée sur le respect mutuel. La forme circulaire de la médaille est un reflet de la nature, du cercle de la vie, de la création et du cérémonial. Le soleil, la terre et l’eau sur la pièce pourraient symboliser l’interconnexion avec le monde naturel ainsi que l’affirmation “tant que le soleil brille, l’herbe pousse et les rivières coulent”. La présence de tipis sur la pièce peut être interprétée comme un engagement à garantir le maintien des modes de vie traditionnels, y compris les méthodes d’éducation, de gouvernance, d’éducation des enfants et de connexion avec la terre. Les tipis sont également le symbole de la valorisation des femmes, de la famille et des liens de parenté.
Traités numérotés
Il y a onze traités numérotés au Canada qui ont été conclus entre 1871 et 1921. Les territoires visés par les traités 4, 6, 7, 8 et 10 se situent dans ce qui est aujourd’hui l’Alberta, et tous, sauf le territoire visé par le traité 7, s’étendent au-delà des frontières provinciales. Les limites établies par les traités ne correspondent pas aux frontières provinciales, lesquelles ne sont entrées en vigueur qu’après la promulgation des traités. Le Traité 4 (1874) concerne les Nehiyawak (Cris), les Nakodas et les Anishinabés. Il vise principalement la Saskatchewan, mais le territoire concerné s’étend également dans la partie inférieure du sud-est de l’Alberta et au Manitoba. Le Traité 6 (1876) vise le centre de l’Alberta et de la Saskatchewan et ses signataires comprennent les Cris, les Nakodas et les Anishinabés. Le Traité 7 (1877) a notamment été signé par la Confédération des Pieds-Noirs, les Sarsis et les Nakodas. Il vise le territoire situé au sud de l’Alberta. Le Traité 8 (1899) vise le territoire qui couvre le nord de l’Alberta et certaines parties de la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest et concerne notamment les Cris, les Dénés et les Dane-zaa. Le Traité 10 (1906) vise le nord de la Saskatchewan ainsi qu’une petite partie du centre-est de l’Alberta. Les Premières Nations ont conclu des traités pour diverses raisons, mais toutes les ont signés dans une perspective d’avenir. Chaque traité est unique et reflète les préoccupations des chefs pour leur peuple. Outre les traités, il existe divers traités et revendications territoriales modernes qui peuvent être étudiés et compris.
Promesses non tenues
La violence, les agressions sexuelles, la maladie, la manipulation et la faim ont été utilisées comme une arme pour garantir la conclusion de traités, la relocalisation forcée et la prise de certificats. Des promesses telles que la paix et la bonne volonté, la nourriture, les médicaments (soins de santé) et l’éducation ont été faites, mais il est évident à ce jour que ces promesses ne sont pas tenues. Avec le manque d’accès à l’eau potable et à la terre, les mauvais traitements dans les établissements de santé, la pauvreté, la protection de l’enfance et une crise de la santé mentale, il est évident que la santé et le bien-être des peuples autochtones ne sont pas une priorité pour le gouvernement. Les attitudes et les croyances racistes continuent d’imprégner l’éducation, les soins de santé et le système judiciaire, laissant les autochtones moins pris en charge par ceux qui sont en position de pouvoir et de contrôle.
Droit à l’éducation prévu par les traités
Les clauses relatives à l’éducation incluses dans la version de la Couronne des traités ont établi une politique en matière d’éducation, comme les services éducatifs et l’obligation fiduciaire de fournir des services éducatifs. Lors de la négociation des traités, les deux parties ont compris que l’éducation serait nécessaire au bien-être des Premières Nations. Pour les Premières Nations, l’éducation était holistique, elle durait toute la vie et s’appuyait sur des méthodes de survie traditionnelles basées sur la nature, des cérémonies, l’apprentissage par la langue et les relations. Avec l’institution des pensionnats l’idée que se faisait la Couronne de l’éducation était alors en pleine contradiction avec celle des Premières Nations et fut la preuve de ce qu’était devenue l’éducation pour les peuples indigènes.11
La Commission royale sur les peuples autochtones a déclaré que
“L’éducation doit refléter la structure, les pratiques et la vision des communautés des Premières Nations. L’éducation est un droit constitutionnel issu de traités qui doit être préservé et un processus qui permet aux Premières Nations de combiner les objectifs traditionnels de l’éducation, de la langue et de la culture avec les compétences nécessaires à la collaboration dans la société mondiale d’aujourd’hui. La question de la demande de reconnaissance de l’éducation en tant que droit issu d’un traité ne se dissipera pas tant que de profonds changements ne se produiront pas dans le domaine de l’éducation, notamment un financement approprié et un contrôle efficace allant au-delà de la simple responsabilité administrative de services éducatifs mal financés et dirigés de l’extérieur. L’éducation des Premières Nations doit refléter la langue, les traditions et la culture de leurs communautés et recevoir les ressources nécessaires pour assurer une programmation éducative de qualité, et pour garantir le niveau d’instruction et favoriser les “compétences essentielles à la gouvernance et l’autonomie économique”. “12
L’Assemblée des Premières Nations (anciennement connue sous le nom de Fraternité des Indiens du Canada) a créé une politique d’éducation intitulée “Indian Control of Indian Education” en 1972. Cette politique abordait les disparités en matière d’éducation pour les étudiants autochtones tout en formulant des recommandations pour les améliorer. Ces recommandations portaient notamment sur l’importance du contrôle de l’éducation par les communautés autochtones, l’augmentation du nombre d’éducateurs autochtones, la pertinence culturelle des programmes et des ressources pédagogiques, l’enseignement des langues autochtones et l’enseignement de la culture traditionnelle dans les écoles. Ces recommandations restent importantes et nécessaires aujourd’hui.13 En 2009, Shannen Koostachin, âgée de 15 ans, a pris la parole devant le Parlement pour demander une amélioration de l’éducation, des écoles et des ressources pour les enfants autochtones. Le respect des droits souverains à l’éducation reste une priorité.
Des visions du monde divergentes
Les négociations de traités comportaient de nombreux cas de coercition et d’interprétations erronées de la part de la Couronne. De plus, le texte écrit et les promesses orales ne concordaient pas toujours. Ces conditions de négociation, ainsi que des visions du monde fondamentalement divergentes, ont conduit à des différends permanents concernant des obligations non remplies, notamment le maintien des mesures pour mener une vie saine (par exemple, l’accès à de l’eau potable, l’accès équitable à la nourriture, une éducation et des soins de santé équitables, et la coexistence pacifique). De nombreuses Nations ont réussi à faire reconnaître leurs droits issus de traités dans le cadre d’actions en justice.14 Cependant, des lacunes subsistent dans le financement des services qui relèvent des obligations des traités, notamment l’éducation.15 Les traités sont toujours en vigueur et le resteront « tant que le soleil brillera, que l’herbe poussera et que les rivières couleront », tel qu’indiqué sur les traités numérotés. Pour en savoir plus sur les traités, communiquez avec les chefs des Premières Nations dans les réserves ou par l’entremise d’organismes directeurs tels que Alberta First Nations Information Governance Centre, Confederacy of Treaty Six, Treaty 8 First Nations of Alberta, et Treaty 7 First Nations Chiefs Association.
Accords sur les revendications territoriales des Inuits
Inuit Nunangat est un terme inuktitut désignant la patrie des Inuits qui comprend les quatre régions inuites : Nunatsiavut (nord du Labrador), Nunavik (nord du Québec), Nunavut et la région Inuvialuit des Territoires du Nord-Ouest.
La patrie Inuit Nunangat englobe environ 35 % de la masse continentale du Canada et 50 % de son littoral.16 La Couronne n’a pas conclu de traités avec les Inuits, qui ont été délibérément exclus du statut d’« Indiens » en vertu de la Loi sur les Indiens. Le 5 avril 1939, la Cour suprême du Canada a statué à l’unanimité que les Inuits étaient des Indiens selon l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique de 1867 et donc assujettis à la Loi sur les Indiens. Ainsi, la santé, le bien-être et l’éducation des Inuits sont devenus la responsabilité du gouvernement fédéral, malgré la réticence du Canada à assumer ce rôle.17 En 1945, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, en réponse aux préoccupations concernant la souveraineté du Canada dans l’Arctique, de nombreux Inuits ont été contraints de se délocaliser dans le Haut-Arctique.18 Depuis 1975, cinq accords modernes de revendications territoriales ont été conclus entre le Canada et les Inuits, représentés par l’organisation Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), qui se traduit par «Les Inuits sont unis au Canada ».
- La création du Nunavik s’est faite par deux accords : la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (1975) et
- l’Accord sur les revendications territoriales des Inuits du Nunavik (2006).
- La création de la région désignée des Inuvialuit par la Convention définitive des Inuvialuit (1984).
- La création du Nunavut avec l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut (1999).
- La création du Nunatsiavut avec l’Accord sur les revendications territoriales des Inuits du Labrador (2005).19
Les aspects clés de ces accords sur les revendications territoriales sont la préservation et la promotion de la langue et de la culture inuites, la protection de l’environnement et de la faune, y compris les droits de chasse, de pêche et de piégeage. Ainsi que la responsabilité du développement économique, de l’éducation, des soins de santé, de la justice et des programmes sociaux dans leurs régions respectives.
Ces accords garantissent que les Inuits et les Inuvialuit bénéficient des années, et dans certains cas, des décennies de négociations avec le Canada pour obtenir leurs droits à l’autodétermination par le biais d’accords sur les revendications territoriales globales.
Accords sur les terres des Métis
La Proclamation royale de 1763 reconnaît le titre originel des Autochtones sur le territoire aujourd’hui connu comme le Canada.20 La Loi sur le Manitoba de 1870 a réservé 1,4 million d’acres de terre pour les Métis afin « l’extinction du titre ancestral».21 Ces terres devaient être distribuées aux « enfants des chefs de famille métis »Les Métis n’étaient pas inclus dans les négociations de traités ni admissibles au statut d’Indien en vertu de la Loi sur les Indiens. La Commission des concessions de terres aux Métis a parcouru les Prairies pour délivrer des certificats valant 140 ou 260 acres de terre ou de dollars, selon la situation de chaque demandeur.22 Les demandeurs, n’ayant pas leur mot à dire sur l’emplacement de leur terre, se sont retrouvés coupés de leur foyer et de leur communauté.23 La fraude était une pratique répandue tout au long du processus d’attribution des certificats, et les spéculateurs fonciers échangeaient, souvent de manière trompeuse, de maigres sommes d’argent contre le certificat des Métis ou se faisaient passer pour des membres de cette communauté afin d’obtenir les terres qui leur étaient réservées, laissant ainsi de nombreux Métis sans ressources. En appui, le gouvernement canadien a raccourci le délai de prescription pour les fraudes liées aux certificats, empêchant toute possibilité de poursuites ou de règlements les concernant ces escrocs.24 En fin de compte, les pionniers avaient le champ libre pour dépouiller les Métis de leurs terres et de leurs droits sans en subir aucune conséquence.
De nombreux Métis sans terre ont commencé à établir des foyers et des communautés en bordure des fossés ou dans des réserves routières. C’est ainsi que les Métis ont peu à peu pris le nom de peuple des réserves routières.25 En Alberta, les conditions de vie souvent misérables des Métis ont suscité l’indignation de leurs chefs les amenant à créer l’Association des Métis de l’Alberta (AMA) en 1928 pour défendre leurs droits. Ils ont alors fait pression sur le gouvernement provincial pour qu’il prenne des mesures visant à améliorer les conditions de vie des Métis de l’Alberta. Cela a mené à la mise sur pied de la Commission Ewing, qui a recommandé à la province d’adopter la Métis Population Betterment Act, débouchant ainsi à la création des établissements métis.26 L’Alberta-Métis Settlements Accord (1989) (L’accord sur les établissements Alberta-Métis) visait à assurer une assise territoriale métisse pour les générations futures, une autonomie locale et une autosuffisance économique. L’Alberta compte huit établissements métis : Buffalo Lake, East Prairie, Elizabeth, Fishing Lake, Gift Lake, Kikino, Paddle Prairie et Peavine.27 Tous les Métis ne vivent pas dans ces établissements. Pour en savoir plus sur les droits des Métis en Alberta, visitez le site Web de la Métis Nation of Alberta et accédez aux liens ci-dessous.
L’Accord sur les règlements entre l’Alberta et les Métis est un exemple des nombreux accords conclus entre la Nation métisse et les gouvernements fédéral et provincial du Canada. Voici quelques exemples d’autres ententes importantes : l’Entente sur l’autonomie gouvernementale entre le Canada et la Nation métisse (2019), l’Entente entre Parcs Canada et la Nation métisse de l’Alberta, l’Entente entre le gouvernement de l’Alberta et les parcs de la Nation métisse de l’Alberta, l’Entente sur les récoltes des Métis et l’Entente-cadre entre la Nation métisse de l’Alberta et le gouvernement du Canada pour faire avancer la réconciliation. Accord de reconnaissance et d’autonomie gouvernementale du gouvernement métis. Pour en savoir plus sur les droits des Métis en Alberta, visitez le site Web de la Métis Nation of Alberta et accédez à certains des liens ci-dessous.
Réflexion
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Comment l’esprit et l’intention des traités et le “droit à l’éducation” ont-ils un impact sur l’éducation des élèves de votre école et de votre juridiction et comment favorisent-ils la réconciliation?
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En quoi l’histoire et les réalités contemporaines des Premières Nations, des Métis et des Inuits sont-elles distinctes et uniques en ce qui concerne les accords et les désaccords fonciers qu’ils ont conclus avec la Couronne et/ou le gouvernement du Canada ?
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Qu’avez-vous appris/découvert sur les peuples autochtones de votre juridiction en ce qui concerne les traités, les accords et les revendications ? Comment cela vous aidera-t-il à établir des relations avec votre communauté autochtone ?
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Que signifie pour vous le principe 6 de la réconciliation dans votre pratique du leadeurship : “Tous les Canadiens, en tant que peuples de traités partagent la responsabilité d’établir et de maintenir des relations respectueuses” ?
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Comment vivez-vous ce principe dans vos décisions et actions de leadeurship ?
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“We were told we kept our freedom.” Canadians have been breaking their promises to Indigenous people. Filmmaker Tasha Hubbard narrates a history of Indigenous peoples in the prairies and their relationship with the government, focusing on the events of the late nineteenth century.
Footnotes
| 1 | anada’s History, “The Numbered Treaties.” Retrieved from https://www.canadashistory.ca/explore/settlement-immigration/the-numbered-treaties. |
| 2 | Canadian Encyclopedia. Treaties with Indigenous Peoples. https://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/aboriginal-treaties |
| 3 | Office of the Treaty Commissioner, Treaty Essential Learnings : We are All Treaty People (Office of the Treaty Commissioner, 2008). 10. |
| 4 | ibid |
| 5 | ibid |
| 6 | Harold Cardinal and Walter Hildebrandt, Treaty Elders of Saskatchewan (Calgary: University of Calgary Press, 2000), viii. |
| 7 | Office of the Treaty Commissioner, Statement of Treaty Issues: Treaties as a Bridge to the Future (Office of the Treaty Commissioner, 1998). |
| 8 | Treaty 7 Elders and Tribal Council, Hildebrandt, W., Rider, D. F., & Carter, S. (1996). True Spirit and Original Intent of Treaty 7. McGill-Queen's University Press. Retrieved from www.jstor.org/stable/j.ctt80vm3 |
| 9 | Office of the Treaty Commissioner, Treaty Essential Learnings : We are All Treaty People (Office of the Treaty Commissioner, 2008). 18-19. |
| 10 | Historica Canada, Treaties in Canada- Education Guide. Retrieved from. http://education.historicacanada.ca/files/31/Treaties_English.pdf. |
| 11 | arr-Stewart, S. (2001). Perceptions and parameters of education as a treaty right within the context of Treaty 7. Unpublished doctoral dissertation, University of Alberta, Edmonton. https://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk3/ftp04/NQ60282.pdf |
| 12 | Royal Commission on Aboriginal Peoples. (1996a). People to people, nation to nation: Highlights from the Report of the Royal Commission on Aboriginal Peoples. Ottawa: Minister of Supply & Services Canada. Royal Commission on Aboriginal Peoples. (P.141RCAP, 1996b, vol. 5, p.3). " (1996b). Report of the Royal Commission on Aboriginal Peoples (Vols. 1–5) Ottawa: Canada Communications Group. |
| 13 | Canadian Encyclopedia. Education of Indigenous Peoples. Retrieved from https://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/aboriginal-people-education |
| 14 | CBC News, “Federal government begins to make good on 100-year-old promise to Treaty 8 First Nations.” September 28, 2017. Retrieved from https://www.cbc.ca/news/canada/north/treaty-8-agricultural-benefits-1.4312053. |
| 15 | Christopher Dar, “First Nations Schools Are Chronically Underfunded. CBCDocsPOV. Retrieved from https://www.cbc.ca/cbcdocspov/features/first-nations-schools-are-chronically-underfunded |
| 16 | Inuit Tapiriit Kanatami, “About Canadian Inuit.” https://www.itk.ca/about-canadian-inuit/#nunangat. |
| 17 | Legacy of Hope Foundation, We Were So Far Away: Inuit and the Residential School System (Legacy of Hope Foundation, 2013), 1. Retrieved from http://weweresofaraway.ca/wp-content/uploads/2013/04/Inuit-and-the-RSS.pdf. |
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| 19 | Government of Canada, Federal Contracting in Comprehensive Land Claims Areas (2018). Retrieved from https://www.rcaanc-cirnac.gc.ca/eng/1100100032266/1544728444361. |
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| 21 | Collections Canada. Metis Scrip Records. https://www.collectionscanada.gc.ca/metis-scrip/005005-3100-e.html |
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